Skip Ribbon Commands
Skip to main content
Ministry of Foreign Affairs, Regional Integration and International Trade
Ministry of Foreign Affairs, Regional Integration and International Trade>News>Maurice annonce la tenue d’un sommet mondial sur la sécurité maritime et renforce son leadership régional dans ce domaine

News

Average Rating

Related News

Maurice annonce la tenue d’un sommet mondial sur la sécurité maritime et renforce son leadership régional dans ce domaine

Date: June 24, 2019
Domain:Regional
 

 

Deuxième conférence ministérielle sur la sécurité maritime et 22ième plénière du GCPCS
Maurice annonce la tenue d’un sommet mondial sur la sécurité maritime et renforce son leadership régional dans ce domaine
 
Maurice assoit son rôle de leadership dans la sécurité maritime régionale et annonce la tenue d’un sommet mondial sur la sureté des mers contre les crime. Avec le concours de la Commission de l’océan Indien (COI), elle continue à mobiliser l’effort de la communauté internationale pour sécuriser les routes maritimes et dans l’océan Indien occidental.
Durant toute une semaine, la sécurité maritime a été au cœur de l’agenda régional. Plus de 200 délégués de haut niveau venant d’une quarantaine de pays et organisations internationales se ont donnés rendez-vous à Maurice pour la Conférence ministérielle sur la sécurité maritime dans l’océan Indien occidental des 18 et 19 juin 2019 et pour la 22e session plénière du Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes le 20 juin.
La sécurité maritime, a indiqué le ministre des Affaires étrangères de Maurice, M. Nandcoomar Bodha, est devenu un enjeu de développement majeur pour les pays de la région qui sont en train de développer l’économie bleue pour générer de nouvelles sources de richesse nationale pour leurs populations.
Le chef de la diplomatie mauricienne a rappelé que la deuxième édition de la conférence ministérielle a pour objectif de prolonger et de raffermir les grandes avancées réalisées lors de la dernière édition notamment en terme de la mise en œuvre d’une feuille de route pour renforcer l’architecture de surveillance des mers.
L’entrée en opération du Centre de Coordination aux Seychelles et du Centre de Fusion à Madagascar, mise en place dans le cadre des Accords MASE (Maritime Security Programme), répond à une exigence de sécurité des océans dans la région.
Le ministre a fait un appel aux pays de la région qui n’ont pas encore signé ces accords de le faire en vue de renforcer la coopération régionale face aux risques sécuritaires en
Le ministre Mentor et ministre de la Défense, Sir Anerood Jugnauth, a, lui, annoncé la tenue d’un sommet mondial sur la sécurité de océans, réaffirmant ainsi le rôle de leadership que compte jouer Maurice dans ce domaine vital de l’économie et de la sécurité mondiale. Maurice qui revendique dorénavant avec détermination son statut d’Etat océan avec une immense zone économique exclusive de plus de 2,3 millions de kilomètres carrés veut faire entendre sa voix dans la région et sur la scène internationale.
Le bassin occidental de l’océan indien revêt une importance au niveau mondial. En effet, ce vaste espace bordé par une quinzaine d’Etats est traversé par des grandes routes maritimes reliant l’Asie, le Moyen Orient, l’Afrique orientale et australe et l’Europe.
Au-delà de la piraterie qui a longtemps été un risque sécuritaire majeur dans la région, d’autres menaces ont émergé et se développent dans l’océan indien occidental dont la criminalité transnationale et organisée, notamment le trafic d’êtres humains, l’immigration clandestine organisée, le trafic d’armes et le terrorisme. Le trafic de drogue est particulièrement important dans la zone, mettant en danger Maurice et ses voisins.
 
La conférence ministérielle et la plénière du GCPCS ont permis de faire le point sur les enjeux de sécurité maritime et les initiatives en cours pour y répondre. Au total, une trentaine d’initiatives luttant contre les différents aspects de l’insécurité maritime (piraterie, trafic de drogue, traite d’êtres humains, attaques à mains armées, pêche illégale, blanchiment d’argent, risque terroriste, pollution…) ont cours dans l’océan Indien occidental. Les participants à la Conférence ministérielle ont ainsi appelé à une coordination effective de l’ensemble de ces initiatives pour éviter les chevauchements et assurer une sécurisation de long terme de l’océan Indien occidental traversé par des routes maritimes d’importance mondiale.
Parmi ces initiatives, les mécanismes d’échange d’information et de coordination des actions en mer, mis en place à travers le programme MASE financé par l’Union européenne, et les activités du Code de conduite de Djibouti et ses amendements de Djeddah ont particulièrement retenu l’attention puisqu’ils fondent une architecture régionale de sécurité maritime adaptée aux besoins de la région. Les Centres régionaux mis en place à travers ces initiatives permettent en effet de mieux coordonner les actions en mer et de fluidifier la circulation de l’information entre les administrations nationales chargées de la sécurité. Les outils déployés dans le cadre du programme MASE auprès du Centre régional de fusion de l’information maritime à Madagascar et du Centre régional de coordination opérationnelle aux Seychelles permettront notamment de suivre la situation maritime en temps réel et d’identifier rapidement les comportements suspects ou les cas de détresse en mer pour une intervention coordonnée. Les participants ont également indiqué leur appréciation positive de la participation des partenaires internationaux aux opérations sur le terrain, notamment des forces navales (EUNAVFOR Atalanta, Combined Maritime Forces, les pourvoyeurs extérieurs de sécurité et l’OTAN)
A l’issue des travaux, les délégués ont adopté la Déclaration de la Conférence ministérielle sur la sécurité maritime dans l’océan Indien occidental et le Communiqué final de la 22e session plénière du CGPCS, deux documents qui fixent le cap des actions à venir pour la sécurité maritime régionale. Les organisations régionales de l’Afrique orientale (COMESA, IGAD, EAC et COI) sont appelées à rester en première ligne de la mobilisation et de l’action pour la sécurité maritime en appui à leurs Etats membres et avec le soutien des partenaires au développement, notamment l’Union européenne.
Déterminées à approfondir l’engagement pour la sécurité maritime, « condition essentielle pour développer l’économie bleue et assurer la stabilité, le progrès social et la sécurité humaine », les autorités mauriciennes, par la voix du ministre mauricien des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, Nandcoomar Bodha, également président en exercice du CGPCS au nom de la COI, ont annoncé l’organisation d’une nouvelle édition de la Conférence ministérielle en 2020 visant à évaluer la mise en œuvre de la Déclaration adoptée le 19 juin. Nandcoomar Bodha a également symboliquement remis le fanion du CGPCS à Raychelle Omamo, ministre de la Défense du Kenya  qui prendra la présidence de ce Groupe de contact à compter de janvier 2020 pour deux ans. Ce passage de témoin exprime la volonté des Etats de la région de jouer un rôle croissant et prépondérant pour la sécurité maritime régionale avec le concours renouvelé de la communauté internationale.
Cette semaine de la sécurité maritime, organisée par la République de Maurice en partenariat avec la COI et le soutien de l’Union européenne, a été marquée par la présence des ministres des Comores, de Djibouti, du Kenya, de Madagascar, du Secrétaire d’Etat des Seychelles représentant la présidence du Conseil des ministres de la COI, de la sous-secrétaire générale pour l’Afrique du Département des Affaires politiques et de Consolidation de la paix des Nations unies, des ambassadeurs de l’Union européenne, de France, du Royaume-Uni, de Chine, d’Inde et du Japon, entre autres, et de hauts-représentants des Etats-Unis, de plusieurs pays africains, arabes, asiatiques et européens, des forces navales, du COMESA, de l’IGAD, de la COI ou encore des agences onusiennes (Organisation maritime internationale, Organisation internationale pour les migrations, Office des Nations unies contre la drogue et le crime, FAO…).
Click on links to view/Cliquez sur les liens pour lire:
 

(0) Comment(s)